À propos d’Anwar
J’ai toujours été un grand lecteur de LitRPG. Des univers à étages, des systèmes de progression, des héros qui partent de rien et grimpent ; c’est un genre que j’aime profondément. Mais avec le temps, quelque chose a commencé à me déranger. La plupart des récits que je lisais tombaient dans le même piège : le héros devient trop fort, trop vite. Les obstacles disparaissent avant même d’avoir eu le temps de faire peur. Et la tension, cette tension que j’aimais tant, s’évaporait.
J’ai alors pensé à des œuvres comme Tower of God ou Dungeon Crawler Carl ; des mondes où l’univers lui-même est un personnage, où les règles du jeu sont opaques et parfois cruelles, où le héros ne gagne pas parce qu’il est l’élu, mais parce qu’il s’accroche. C’est cette sensation que je voulais retrouver. Cette impression d’être perdu dans un monde plus grand que soi, de devoir apprendre en survivant, et de ne jamais vraiment savoir ce qui attend au prochain tournant.

L’Ombre du Système est né de cette frustration et de cette admiration mêlées. Jael n’est pas un héros prédestiné. Il est un charognard, un débrouillard, quelqu’un que le monde a appris à ignorer. Et c’est précisément pour ça que j’espère que vous vous êtes attaché à lui. Ce roman est mon premier. J’y ai mis tout ce que j’avais — mes doutes, mes nuits à réécrire la même scène, et une sincère envie de vous offrir un monde dans lequel vous aurez envie de revenir. Si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez tenu jusqu’au bout. Merci. Du fond du cœur.